La loi de finances 2025, promulguée le 14 février dernier, a autorisé les départements à augmenter leurs droits de mutation à titre onéreux. Près d’un quart d’entre eux ont choisi de passer le cap et d’autres suivront dans les mois à venir. Etat des lieux.
Appelés abusivement « frais de notaire », les droits de mutation à titre onéreux (DMTO) représentent une part importante des coûts annexes à l’achat immobilier et correspondent aux taxes prélevées pour le compte des communes, des départements ou de l’État lors de chaque transaction immobilière. Jusque-là plafonnés à 4,50 % du prix de vente pour les biens anciens, l’article 116 de la loi de finances pour 2025 a introduit la possibilité, pour les conseils départementaux, de relever pendant trois ans le taux de la taxe sur la publicité foncière ou du droit d’enregistrement au-delà du plafond actuel de 4,5 % sans excéder 5 %. L’objectif ? Pallier la baisse de recettes des départements qui sont notamment affectés par la chute du nombre de transactions. A noter toutefois que le texte donne la possibilité aux collectivités locales d’exonérer les primo-accédants de cette hausse des DMTO.
Si cette hausse de 0,5 point peut sembler minime, elle l’est beaucoup moins à l’échelle d’un achat immobilier. Et pour cause, selon le courtier Pretto, pour un bien dans l’ancien à 200 000 euros, les DMTO passeront de 14 000 euros à 15 000 euros. Ces derniers augmenteront de 1 500 euros pour un achat de 300 000 euros, et de 3 000 euros pour un bien à 600 000 euros.
Si quelques départements ont refusé d’appliquer cette hausse, à l’instar des Alpes-Maritimes, de l’Indre, de l’Oise, les Hautes-Pyrénées ou de la Lozère, force est de constater que la majorité d’entre eux ont décidé de la mettre en place.
Les 27 départements qui passent à 5 % au 1er avril :
Ariège,
Charente-Maritime,
Corrèze,
Côte-d’Or,
Dordogne,
Eure-et-Loir,
Essonne
Haute-Garonne,
Hauts-de-Seine
Hérault,
Ille-et-Vilaine,
Loir-et-Cher,
Loire,
Loire-Atlantique,
Loiret,
Maine-et-Loire,
Mayenne,
Meurthe-et-Moselle,
Puy-de-Dôme,
Rhône (hors métropole de Lyon),
Haute-Savoie,
Paris,
Seine-et-Marne,
Seine-Saint-Denis
Tarn,
Vosges,
Yonne,
Les 8 départements qui passent à 5 % au 1er mai :
Aisne
Calvados
Creuse
Finistère
Pyrénées-Orientales
Val-de-Marne,
Val-d’Oise
Au 1er juin, le Morbihan passera, quant à lui, de 3,8 à 4,5 %.
A noter que l’Indre est, à ce jour, le seul départementà maintenir un taux à 3,8 %.
Après avoir évolué pendant 10 ans au sein d'un groupe spécialisé dans les médias étudiants, l’orientation professionnelle et la gestion de carrière, en tant que rédactrice en chef adjointe, Stéphanie Marpinard a choisi de travailler à son compte et collabore depuis à différents médias. Ses domaines de prédilection sont entre autres l'immobilier, l'emploi et les ressources humaines.